Plaisir d'écrire
"Ecrire, c'est comme extraire de soi un fragment de son âme pour le scruter..."
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bonjour, j’étais ou je suis également obnubilée par le destin et tout ce qui y touche comme le hasard ou la ch
Par Anonyme, le 19.12.2023
tu as tout dit ma chére malado!!tjrs heureuse de te lire!!! il est temps que les femmes se reveillent et pr
Par Anonyme, le 09.10.2018
tu sais malado, nous-et quand je dis nous, c'est à la fois les femmes et les hommes, sommes conditionnés à jou
Par Tonton Patrice, le 08.10.2018
eh bien je m'identifie à ton texte. surtout quand tu did: "je veux être les deux". ayons la force et le courag
Par Anonyme, le 08.10.2018
toujours les mots justes pour dénoncer les mœurs de la société. merci de nous faire part de ta belle plume.
Par Anonyme, le 08.10.2018
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Date de création : 08.02.2014
Dernière mise à jour :
16.09.2018
25 articles
Ces derniers temps, je suis un groupe de femmes sur Facebook. Des femmes de mon pays, le Sénégal. A travers cette page, entre autres posts, elles partagent souvent leurs déchirures, leur désemparement, leur lassitude dans leurs foyers... Bref, il est souvent question d'histoires de bonne femme. Des histoires à vous faire dresser les cheveux de la tête ; à vous faire appréhender la vraie vie de couple quand vous êtes aussi célibataire que moi. C'est à se demander parfois si ces "ano" n'inventent pas ces drames qui bouleversent leur existence.
En parallèle, j'avais également été ajoutée à un groupe de jeunes ; sénégalais, eux aussi. Mais j'avoue que j'ai dû quitter ce groupe au bout de deux semaines. Cela me fendait le coeur de voir à quel point ils pouvaient être inconscients... Pourquoi j'en parle ? Parce que m'imprégner de l'atmosphère de ces groupes m'a permis de prendre la température de ma société. J'avais l'impression d'être un agent double infiltré dans une zone commune pour observer les comportements d'une population donnée.
Eh bien, le choc pour moi, c'est d'en avoir fait le constat ! "De quoi ?" Me diriez-vous. Du manque d'ambition des femmes de mon pays, et avec le recul, des femmes en général, me suis-je aperçue. "Ambition", est-ce le mot juste ? C'est relatif. Car voyez-vous, j'ai compris que la plupart des femmes qui s'y confiaient envisageaient leur réussite à travers un homme. En fait, la plupart d'entre elles vivent à travers "leur homme". Leur ambition ? Se faire épouser par un homme riche ou beau ou charismatique ou un peu de tout cela à la fois.
La question que je me suis posée : est-ce que les femmes sont conditionnées par leur environnement qui, dès le bas âge, leur donne le sentiment d'être reléguées au second plan ? Est-ce la faute de la société si, pour les femmes, réussir dans la vie se résume à réussir son mariage ? Je veux dire, pourquoi lorsqu'on est femme et que l'on a des rêves de grandeur, de pouvoir, d'indépendance, de réalisation de soi à travers une belle carrière, on est lorgnée, visée ; à la limite identifiée illico comme un élément perturbateur, comme un dérèglement, un dysfonctionnement de l'ordre préétabli...
Bref, je me souviens d'un post, dans le groupe de jeunes, d'une adolescente (j'imagine que c'en est une, compte tenu, sans vouloir être vache, de son degré d'immaturité) qui disait, en gros, qu'elle rêvait qu'un homme la réveille et lui offre 3 millions de CFA, environ 4500 €, afin de l'extirper d'un quotidien rude en lui disant ces mots : "bébé, tiens ça pour te soulager du calvaire que tu vis..." En parcourant les commentaires, j'étais d'autant plus ahurie que je me rendais compte qu'elle avait dit tout haut ce que les autres tournaient en boucle dans leurs rêvasseries...
Déjà, halte ! Ne pensez pas que je m'érige en donneur de leçons ou quoi que ce soit du genre. Non, loin de là. Je n'aimerais aucunement donner l'impression de juger ou de narguer qui que ça soit, loin de là mon intention.
Je souhaite juste partager une idée qui, j'espère, touchera au moins quelques personnes. Ce n'est pas parce que nous sommes nées femmes que nous n'avons pas le droit de placer la barre haute. Et, ce que j'écris actuellement, je l'écris également pour moi. Pour que je n'aie pas à oublier les valeurs sur lesquelles sont fondées mes principaux traits de caractère ; pour que, quoi qu'il advienne, je ne choisisse point la facilité, et que je garde toujours la tête haute et le focus sur mes objectifs.
Car oui, très chères, il est très facile de se faire avoir par cette "manipulation sociétale" ; qui consiste à nous faire croire qu'on est moins bonnes, moins pertinentes, moins éloquentes... bref moins fortes et moins charismatiques que les hommes et que c'est à eux donc de penser "carrière" et nous "enfants". D'où diable qu'on reste bras ballants à attendre qu'ils nous financent ? Qu'ils s'occupent de payer nos factures et de nous offrir une vie de rêve ? Imaginons ensemble une seconde la différence si cette vie de rêve, nous nous la payions nous-mêmes !
Au Sénégal, de plus en plus, se marier avec un homme financièrement stable est devenu l'alternative des jeunes filles pour se sortir, elles et leurs familles, de la misère. Ce phénomène transcende d'ailleurs les frontières et l'horloge biologique. Il existe depuis des siècles et un peu partout dans le monde. Notre société Sénégalaise me semble simplement être le terreau où il {ce phénomène} foisonne le mieux. Notre génération a le devoir de marquer un "stop" retentissant visant à révolutionner cette façon de voir !
On pense que la femme a maintenant les mêmes droits que les hommes mais ce n'est pas encore vrai. Et c'est aux femmes de combattre cela en se montrant légitimes pour occuper certains postes. Dans les foyers également la femme a comme un devoir moral de faire le sacrifice de rester à la maison quand les deux époux n'arrivent pas à concilier travail et vie de famille. Je veux dire, c'est absurde que la question soit aussi vite tranchée. C'est une évidence à chaque fois : c'est à la femme de rester. Et donc, à la poubelle toutes les années d'études financées par les braves parents. Normal que dans certaines familles on ne veuille pas s'emmerder à payer des études chères aux filles : si c'est pour qu'elles finissent mères au foyer, autant investir les sous ailleurs !
Vous voyez un peu où je veux en venir ? Au diable tous les préjugés sur les femmes. Nous ne sommes pas le sexe faible. Notre valeur ne s'estime pas juste à notre capacité à tenir une maison, éduquer nos enfants et rendre un homme heureux. Justement, nous valons plus que cela. Nous sommes incroyables parce qu'au-delà de ces qualités que je ne suis pas en train de dévaloriser, nous sommes également capable de nous battre sur d'autres fronts. Qui mieux que nous est capable de gérer plusieurs choses à la fois et de réussir haut la main ? Alors pourquoi - quand nous en démontrons la compétence - ne pas nous confier la direction de telle entreprise, telle organisation ou même d'un gouvernement ? Oui, nous devons refuser qu'on nous trace des limites. C'est normal qu'une femme pleure dans son oreiller car son homme l'a trompé, mais c'est anormal qu'elle veuille s'investir dans son propre business ? Enfin quoi, réveillons-nous !
Nous n'avons pas à attendre qu'un homme nous jette des billets pour survivre. On nous met dans la tête que la bataille c'est d'avoir la tenue la plus raffinée, le tissage le plus couteux, les chaussures de plus grandes marques. En fait, ils essaient juste de nous éloigner du sujet. Ils veulent qu'on se batte pour leur plaire, nous diviser donc pour mieux régner, nous laisser gérer les détails pendant qu'eux prennent les grandes décisions : en réalité ils cherchent à nous maitriser, nous aliéner.
Mes soeurs, pourquoi vouloir mener un train de vie dont on n'a pas les moyens, sans fournir des efforts nous-mêmes pour se le payer ? C'est ce qui nous amène à accepter d'être la "chose" d'un homme, le trophée qu'il brandit devant ses pairs. Au lieu de nous occuper de notre apparence pour gagner un "beau parti", si nous nous évertuions à construire pas à pas notre avenir, le chemin sera certes long et sinueux mais le succès n'en sera que plus revigorant. Et demain ils nous respecteront comme leur égale, ils respecteront nos filles, petites filles et arrières petites filles également.
Mon pays va mal car les hommes ne pensent qu'à faire des sous pour avoir plus de femmes et les femmes, collectionner les hommes aux portefeuilles lourds pour accéder à une ascension sociale plus fulgurante. Résultat, les détournements de fonds et la gestion non transparente des fonds et biens publics gangrènent la société.
Mon pays va mal car les femmes souffrent dans leur foyer pour la simple raison qu'on leur a fait croire que leurs maris constituent le centre de gravité de leur vie : résultat leurs états psycho-émotionnels dépendent souvent du degré de cynisme d'hommes pour qui les femmes représentent le défi de gonfler encore plus leurs egos.
Ce qu'elles n'ont pas compris, c'est que beaucoup d'hommes adorent ébranler le mental des femmes. C'est à croire qu'ils adorent quand on construit tout notre petit monde autour d'eux. Ce qu'on n'aura bien sûr pas le temps de faire en effectuant une activité passionnante comme une brillante carrière par exemple.
Aimer ne veut pas dire laisser à l'homme la possibilité de nous détruire. Aimer ne veut pas dire laisser à l'homme la possibilité de contrôler nos moindres états émotionnels. Je m'explique : cela renverrait à une forme d'amour synonyme de prison à laquelle on s'enchaîne nous-mêmes de par une totale dépendance. Ne dit-on pas qu'à Dieu seul nous devons nous accrocher et que pour personne d'autre nous ne devons nous affliger ? Eh bien, le mari n'est pas Dieu je rappelle. Donc oui pour l'aimer, le chérir, contribuer à son bonheur... Mais non pour être son esclave, son souffre-douleur, son punching ball psychologique. Je rappelle que le mariage est en réalité le symbole de l'harmonie à deux - "à deux", j'insiste bien dessus.
Nous avons le devoir d'être patriotes, de nous battre pour l'avenir de notre pays, ensemble, main dans la main. Chacun a le droit de choisir sa voie. Je respecte la femme qui choisit de faire sa part en restant femme au foyer pour élever les futurs leaders de demain. Mais il ne faut pas qu'on flanche sous une quelconque pression morale pour prendre cette décision. Celles qui ont envie d'entrer dans l'arène ne doivent pas être soumises aux critiques ou sanctions de la société. Remarquez bien, les femmes qui réussissent dans leur carrière sont souvent celles qui sont boycottées par les maris. Tiens, quel sacré hasard ! C'est une façon de nous dire qu'il faut faire un choix : soit la carrière soit le mari. Et bien moi je choisis les deux. Et l'homme qui aura les tripes d'assumer cela, laissez-moi vous le dire, il sera juste le plus chanceux des hommes, voilà ! Tout le monde n'a pas la chance d'avoir une lionne à ses côtés.
Sur ce, je vous laisse à vos réflexions. Mais sachez une chose, cet article n'est que le début du commencement. Car femmes du monde, femmes de mon pays, ensemble nous allons mener la marche vers l'émancipation de nos nations ! Et l'histoire, c'est nous qui l'écrirons, par la grâce du Tout-Puissant.
Ecrire, à nouveau... prendre un nouveau souffle...
Les mots déposés ici depuis si longtemps me font jeter un regard en arrière... J'ai l'impression que cela fait une éternité. J'ai l'impression que la jeune fille qui concoctait ces vers n'est plus. En elle a germé une femme.
Ma vie a tellement été bouleversée depuis ces premières années post-bac où ce blog constituait le centre de gravité de mon univers. Ecrire tous les soirs me ravivait tant que, je me souviens, j'en délaissait mes cours.
Aujourd'hui, les mots se font rares. Les sentiments se succèdent dans mon coeur au gré des étapes que l'âge me fait franchir. S'en était trop pour moi. Je n'ai pu déverser, happer, formuler mes sentiments. Je me suis alors contentée de vivre. Il m'est arrivé de me confier à d'autres personnes. Je comprends aujourd'hui que les pages sont mon meilleur rempart ; les mots, mes vrais confidents. Ils n'ont nul besoin d'un tableau. Ils savent, à partir d'esquisses, redessiner les contours de l'histoire et laisser entrevoir des perspectives extrêmement riches et réconfortantes. Ils sont muets dans leur bavardage prospère. Ils confèrent une source harmonieuse de profonde méditation...
Alors me revoilàs. Avides de mots et de poésie. J'ai envie de laisser exploser ici toute ma soif, mes questions, mes idées confuses et convictions incertaines. Tous mes sourires en coin, mes soupirs, mes incrédulités. Je reviens les bras ouverts, redessiner le monde à travers ces pages indéfinies, infinies dans les possibilités qu'elles laissent entrevoir.
Me revoilàs, car quand j'écris, je me sens connectée à cet autre fragment de mon âme qui m'est en partie si mystérieux...
Il n’est pas meilleure récompense que la satisfaction profonde d’une mission convenablement accomplie. Tout vient à point à qui sait attendre. C’est humain, lorsque l’on fait quelque chose, de s’attendre à quelque chose en retour. Même quand on fait du bien, on espère avoir du bien en retour J
Je suis une fille comme les autres. Par ma voix et mes espérances je voudrais apporter quelque chose au monde. Mais je sais comme c’est dur d’être dans l’impasse. Je sais tout aussi que la vie n’est pas souvent rose et qu’à chacun d’entre nous, il est dédié un destin, qui je crois bien, demeure entre nos mains…
Il m’arrive souvent de me poser des questions. On s’égare quelque fois… c’est humain. Mais je ne comprends toujours pas certaines notions de l’existence. Je ne comprends pas pourquoi la vie est si chaotique… Pourquoi le chemin de la vie est aussi caverneux ? Non ! Je ne sais pas ; et je me le demande tout le temps. C’est lorsqu’on pense être à l’abri du malheur, qu’un désastre plus grand nous frappe en plein cœur. Méritons-nous ce qui nous arrive ? En foi de quoi se déroulent tous ces maux ?
Il est souvent drôle de regarder les gens palabrer ; d’écouter leurs avis sur certaines choses de la vie… Mine de rien cela nous permet de comprendre à quel point nous tous sommes ignares ! Entre ceux qui croient fermement détenir le monopole de la vérité et ceux qui tournent le dos aux anciennes croyances pour tenter de rechercher le vrai, je ne peux que sourire… Ma modeste pensée de la chose n’est autre que quoi qu’il nous incombe, la priorité est de toujours s’employer à faire le Bien et de garder sa conscience tranquille… Essayer de s’améliorer… Car quoi qu’on en veuille dire, ceux qui prêchent le plus souvent sont ceux qui gardent le plus d’ombre dans leur vie.
On veut tous implicitement une rémunération pour les actes que nous accomplissons au quotidien. Mais essayons-nous seulement de jeter un regard plus lointain vers l’horizon ? Posons-nous les bonnes questions… Quelle est la priorité dans cette vie ? Qu’est-ce qu’on cherche au fond et que dois t-on vraiment espérer trouver ? Mérite-t-on tout ce qui nous arrive – en bien comme en mal ?
Lama à Diarra :
-Ne tombe jamais amoureuse.
-Pourquoi ?
-C’est trop dur.
-Ce n’est pas beau ?
-Si. Mais ça rend vulnérable
-Quoi donc ?
-Aimer, bon sang !
-Ah oui ? C’est pourquoi… c’est pourquoi tu fuis toujours ?
-Fuir ? Tu trouves que je fuis ?
-Je trouve que tu fuis.
-Et quoi donc, selon toi ?
-Tes sentiments. Tu luttes contre eux…
-Du tout ! Bah voyons !
-Mais si. Ne nie pas.
(Silence)
-Pourquoi tu ne dis rien ?
-Parce que point.
-Tu vois, tu recommences.
-A fuir, tu veux dire ?
-Il veut dire quoi ce sourire ?
-Je ne fuis pas. C’est comme ça, c’est tout. Je n’y crois pas. Il ne faut pas…
-Aimer, t’allais dire ?
-Justement.
-Tu te leurres.
-Il ne faut plus...
-On en vient, n’est-ce pas ?
-Arrête !
-Suis sérieuse…
-Bah voyons !
-Mais alors, tu l’aimes comment ?
-Très fort.
-Et c’est quoi la différence.
-J’évite de trop m’attacher même si je tiens à lui.
-Tu y arrives ?
-Très rarement dernièrement.
-C'est-à-dire ?
-Que je commence sérieusement à tomber amoureuse.
-Et ?
-Et c’est frustrant. Ça fait peur… Pourquoi ce sourire ?
-Tu n’y arrives pas avec lui, hein ?
-Il est captivant.
-Il a quoi de spécial ?
-Tu veux la vérité ? Rien. C’est tout ce qui fait son charme. J’aime tout en lui. J’aime particulièrement me lover contre lui… Diarra, ça devient si risqué, je dois m’éloigner de lui.
-Mais pourquoi donc, nom de Dieu ?
-Avant qu’il ne soit trop tard !
-De quoi as-tu peur Lama ?
-Tu veux vraiment savoir ?
-Oui je veux savoir ! Non, en fait, je vais te le dire moi, ce dont tu as peur !
-Bah vas-y, je suis toute ouïe !
-Tu as peur de souffrir, tu as peur de lui ouvrir ton cœur… Parce qu’en fait tu te dis que s’il se rend compte que tu l’aimes profondément, il pourra te faire du mal… Et toi tu auras sincèrement mal puisqu’il n’y aura plus de barrière ni quoi que ce soit d’autre où tu pourras te camoufler pour éviter de ressentir la moindre douleur ! Tu penses que tenir éloignés tes sentiments amortira ta douleur si tu devais le perdre un jour.
-Bah ça ! Tu m’en dis tant !
-Arrête ! A vouloir éviter de souffrir tu anticipes ta souffrance en ne t’autorisant pas à aimer !
-Mais tu ne comprends rien !
-Quoi ? Quoi ?! Explique donc !
-Oui j’ai peur ! Oui ! J’ai peur certes… Mais j’ai surtout peur de lui faire du mal, de lui briser le cœur ! J’ai tout le temps cette peur de le perdre à travers la gorge. Ne tombes pas amoureuse parce que l’amour c’est compliqué. Ça fait plus de mal que de bien. Qui a dit que la belle et le prince finiraient ensemble à coup sur ? Et si je m’attache et qu’il finit par partir ? Tout le monde part un jour. Et tu veux savoir ce qu’il y a de plus grave dans tout ça ? Je perds le contrôle. Avec lui, je ne contrôle plus rien. Ça je ne veux pas.
-C’est donc pour ça que tu as décidé que tu vas rompre…
-Avant qu’il ne soit trop tard.
-Laisse-moi te dire, ma Lama. Tu es ma meilleure amie depuis le primaire. Nous sommes adultes aujourd’hui. Tu as toujours tenu les garçons à distance. Mais un jour tu es venue m’annoncer que tu allais te lancer avec Seydou. Ça saute aux yeux que vous deux c’est sincère. Jamais je ne te donnerai de mauvais conseils, tu le sais bien. Seulement, au stade où vous en êtes, c’est si tu lui annonces sans motif valable une rupture que tu lui briseras le cœur. Il t’aime, c’est un gars bien. Ouvres lui ton cœur. Au pire cas tu te seras juste trompée et tu n’en sortiras que plus forte. En amour, il n’y a pas vraiment de directives. Et qui sait si la belle et le prince connaitront leur happy-end ? Seulement, l’on ne connait que le moment présent et autant vivre pendant qu’on peut encore le faire et mourir sans regret. Pas besoin d’avoir le contrôle sur tout. Fais en sorte que le bonheur guette tes pas ma puce. T’étoufferas à force de te barricader sinon…
-Tu crois que je peux ?
-Mais oui que tu peux ! Fit Diarra avec un sourire empreint de chaleur.
(Elles s’étreignirent…)
FIN
Une nouvelle page se tourne. Je suis encore debout. J’observe de loin tous ces rêves qui ont longtemps trônés et papillonnés dans ma tête et qui m’ont fait frémir d’espérance… La vie est si surprenante et moi je ne peux m’empêcher de la trouver déroutante en sus.
A travers vous je cherche à être heureuse. Maquillée d’un sourire sur mesure, dans le blanc de mes yeux j’essaie de rassembler la mince lumière de mes veines. Mes pas portent les coups de mon cœur inondé de larmes. Impression d’évoluer sur une scène déjà jouée…
J’enferme ma tristesse dans mes mots. Souvent ils sont durs et cyniques. Je repousse mes larmes quand ils pointent. Ils me mettent à nue et ça je ne veux pas.
Perdue, je me sens. J’ai récemment eu cette impression d’insécurité, ce sentiment de n’être bien nulle part, de se sentir vulnérable partout. Quel est cet havre de paix auquel j’aspire tant et que j’aimerai tant retrouver ?
Certains jours, que de rire. L’on a l’impression qu’on a atteint son bonheur. Et quand tout semble beau et à portée de main, un vent gris s’annonce ; et, de tourbillons fait, il souffle et balaie chaque parcelle de sourire sur notre visage qui connut jadis, dira-t-on, la joie d’être vivant et libre.
Esclaves nous ne sommes pas ? Et ces chaines invisibles qui m’enclavent ? Je ne cesse de superposer les questions. Les réponses les plus évidentes paraissent les plus instables quand on y regarde de plus près. Puis-je avoir confiance ? Puis-je me fier à ce qui, de prime abord, m’attire et me donne le sourire ?
Cette musique que j’entends et qui dit que tout finira par bien aller me parle-t-elle à moi ? Ce texte qui parle d’optimisme prend-t-il en compte mon histoire à moi ? Et ces gens qui me parlent d’expérience ? Parfait… J’y repenserai au prochain coup dur : « c’est donc une expérience ! »
Il n’est pas facile de faire les bons choix quand on prend en considération des sentiments externes. On a beau faire son chemin, il arrive un moment où l’on ne sait plus du tout qui l'on est. On se cherche, on se zappe. On se réinvente. Restons-nous la même personne ?
Vous arrive t-il parfois de vous demander qui vous êtes vraiment ? De vous retrouver coincé entre deux bords ? De vous réveiller avec dans le cœur pleins de larmes qui se contentent juste d’embuer vos yeux et de brouiller votre vue ? Peut-être ?
Il y a des jours où tout semble aller, mais au fond, il y a toujours cette peur qui nous guette et semble à tout moment pouvoir bondir et menacer notre monde. Est-ce qu’à vous ça vous fait ça ?
Il y a dans ma tête des tas de choses qui s’y fondent et s’y confondent, des tas de scénarios, des tas de « et si ? ». Etre humain, c’est dure ! Tout comme l’on peut se sentir fort et bien, sûr de soi, épanoui ou juste vivant, il arrive parfois que le moindre petit bobo sans importance nous atteigne : c’est quand notre système affectif nous joue des tours, que nos barrières s’effritent et que notre vulnérabilité prend le dessus. Et la plupart du temps, c’est dû aux autres.
Je me demande juste pourquoi l’on nous calque sur des normes à ne pas dépasser ? Qui juge de ce qui est normal ou pas ? De ce qui se doit ou non ? Pourquoi ai-je l’impression que la plupart d’entre nous sont des juges ou des moines arborant leur soutane et pointant en sus un gros bâton (celui des châtiments) vers tout ce qui bouge sans qu’on leur en ait donné la permission… ? Elles sont qui toutes ces personnes qui s’attribuent le droit d’épier nos moindres gestes et de décider que nos comportements sont adéquats ou pas ?
Parfois, j’aimerai juste être un cygne et m’envoler loin… très loin. Bien sûr, l’on est souvent de ceux qui revêtent leur uniforme de « je-m’en-foutiste », mais allez quoi ? Entre nous… Vous savez mieux que moi combien ça fait mal. On fait ceux qui s’en tapent, on dit à tout bout de champ « je m’en tape ! », mais au fond – sachez-le maintenant – ça fait mal. Ça frustre ! Les gens ne sont satisfaits que lorsque vous finissez par craquer. Et quand vous continuez à arborer cet air du « tout va pour le mieux, t’es personne pour ébranler mon zèle ! », ils s’en prennent à toi de plus belle. Ils te pointent du doigt. Ils s’en donnent à cœur joie… « Car toute manière, puisque rien ne l’atteint, pourquoi nous priver ? Pourquoi nous limiter ? Pourquoi prendre des gants ? Pourquoi y aller mollo ? » Se disent-ils.
Seulement, vous n’avez rien compris. On est tous humains. C’est juste que certains préfèrent ne pas perdre pied devant le monde, c’est comme ça qu’ils se sentent bien. Ils préfèrent sourire au monde, mais cela ne signifie pas que leur vie, c’est le rêve. Ils préfèrent faire le pitre ou ne pas être sérieux, mais cela ne signifie pas qu’ils ne prennent rien au sérieux au fond ; c’est juste qu’ils préfèrent prendre du détachement, histoire de pas se faire du mal. Certains choisissent de fuir plutôt que d’affronter leurs sentiments et d’autres vont jusqu’à s’interdire d’avoir de vrais sentiments ; ils ne sont pas insensibles, au contraire ils vivent dans leur carapace pour survivre. Il y’en a qui ont même peur d’être aimé, ça leur va mieux de se détacher de tout.
Ceux qui sont le plus capables de bien, souvent sont aussi le plus capable du pire… et vice versa. Prenons du recul et observons : les choses ne sont pas souvent ce qu’elles paraissent à priori. Les gens les plus stables, avec un self-control étonnant, sont les plus déroutants quand ils éclatent – chose qui leur arrive très rarement.
Trop de lois établies, trop de yeux qui lorgnent partout en essayant de déceler le moindre faux pas, trop de gens qui ne s’occupent jamais de ce qui les regarde, trop de faux sourires, trop de pierres jetées, trop de doigts pointés, trop de rires feints, trop de masques, trop de non-dits, trop de peines, trop de maux, trop d’injustice, trop de peur… Trop de choses qui nous dépassent !
Des fois vous tuez sans utiliser d’arme autre que vos paroles. Elles peuvent être blessantes. Parfois, un regard nous transperce jusque dans la chair et nous laisse des frissons tout ce qu’il y a de plus glaçant… Personne n’est parfait. On a tous nos mauvais moments. On est borné parfois, mais on est encore humain.
Si toi aussi tu fais partie de ceux qui quand ils se sentent visés, épiés, jugés, vous donnent à voir leur pire côté… Si toi aussi tu fais partie de ceux qui pour ne tenir à rien ou à personne se comportent délibérément comme des salops… Si toi aussi tu fais partie de ceux qui préfèrent qu’on les croie cynique plutôt qu’on les découvre vulnérable… Si toi aussi tu fais partie de ceux qui se recroquevillent sur eux mais paraissent hardis au monde, pour se protéger, pour pas qu’on perçoive leur peur, leur faiblesse… Si toi aussi tu fais partie de ceux qui font exactement le contraire de ce qu’on attend d’eux, de ce qu’on voudrait qu’ils fassent, juste parce que y’en a marre qu’on contrôle leur vie… Si toi aussi tu affiches un air zen quand tu sais qu’ils convergent tous contre toi, jugent, critiquent et désapprouvent ton comportement… Si toi aussi…
Ils ont juste décidé de dire non, de refuser qu’on les piétine, qu’on les range dans des cages, qu’on leur ôte leur liberté de vivre… Ils ont juste choisi de ne pas suivre mécaniquement la même voie, de faire leur propre expérience, de se faire leur propre idée…
Vous les jugez, mais au fond ils ont plus de sensibilité que vous tous réunis n’en aurez jamais. Ils sont plus conscients et plus lucides que vous ne le croyez ; la preuve, eux au moins n’essaient pas de jouer au parfait car conscients de ne pas l’être !
« Tu n’es pas là, mais je sens qu’un jour tu seras là »
Comment te dire, je rêve de toi depuis si longtemps. Je rêve de ce lien qu’on partagera, de ton sourire, de ton regard. Je sais déjà que je t’aimerai plus que tout et que tu seras tout pour moi. Tu seras le sens de ma vie, mon soleil. Tu seras ma perle, mon trésor. Je te donnerai tout l’amour du monde, toute la tendresse de la terre… Oui, le sens de ma vie !
Je voudrais te voir grandir, t’épanouir. Je voudrais être là pour toi, à chaque instant, à chaque moment. Je sécherai toutes tes larmes, te borderai. Je t’accompagnerai dans chaque pas, je serai là pour t’épauler. Je ne laisserai personne te faire du mal. Je serai ton amie, ton réconfort, ta complice. Tu pourras te consoler dans mes bras, me confier tes petits secrets. Je les garderai précieusement et t’aiderai à trouver ton bonheur. Je serai là pour toi, qu’importe le moment. Je veux être celle sur qui tu pourras toujours compter sans conditions. Je ferai tout pour être un modèle pour toi. Je ne veux pas que tu aies peur de t’ouvrir à moi. Tu pourras me parler de ton premier amour, et moi je pourrai t’aider à vivre, à comprendre le monde, à trouver les réponses.
Je ne vais pas fonder des rêves à travers toi, non ; tu vas avoir tes propres rêves et moi je ferai tout pour t’aider à les réaliser. Je veux que tu sois toi, que tu aies ta propre personnalité. Je veux que tu comprennes que tu es importante et surtout très chère et très spéciale à mon cœur. Et j’emploierai le reste de mon existence à te chérir et te protéger.
Tu verras que la vie, ce n’est pas vraiment simple. Mais tant qu’on le veut réellement, on n’obtiendra jamais que ce que l’on a toujours voulu intentionnellement. Tu verras que le monde est bourré de tentations, mais que si tu gardes à l’esprit que tu dois suivre la bonne voie, celle qui mène à Dieu et à la félicité, tu tomberas certes de temps à autre, mais jamais tu ne t’égareras et toutes ces fois, tu te relèveras beaucoup plus haut. Oui ma chérie, tu comprendras qu’échouer ce n’est pas tomber, mais plutôt ne pas se relever. Tu verras que tu as droit à l’erreur, et que prendre conscience de chaque erreur que tu auras commise, ce sera gagner un peu plus de maturité et tracer toi-même ton chemin avec, en sus, ta propre expérience de cette vie dérisoire.
Ma belle, ne vas pas penser que la vie c’est n’importe quoi. Non, ça dépend de ce que l’on en fait. Si on veut faire de sa vie un enfer, on y arrive aisément. Mais si on décide qu’on vivra heureux, on vivra heureux. Cela ne voudra pas dire qu’on ne traversera pas des moments difficiles, mais plutôt qu’on les traversera avec dignité et lucidité ; et qu’en les gravissant, on les dépasse enfin, on s’enrichie un peu plus et on fait un pas de plus vers l’avant. L’essentiel c’est de ne pas se mettre de pression, de savourer chaque moment, et de savoir classer ses priorités.
Oh ma chérie, je ne sais pas encore comment tu seras, mais je sais déjà que je te garde beaucoup de place dans mon cœur. Comme je t’aimerai ! Vivement qu’on se retrouve ! D’ici là, ces mots me lierons à toi.
Ma très chère O.
C’est humain de se poser des questions, des questions qui touchent la vie… Moi je m’en suis toujours posée. L’une d’entre elles concerne la mort. Ne flippez pas ! La mort fait partie de nous, de l’existence. Il m’arrive de me demander comment serait le monde sans moi ; que ressentiraient les autres si d’un jour à l’autre, je disparaissais. Comment réagiraient-ils ? Je sais, c’est assez morbide de penser à ça. Mais c’est que la vie est si éphémère… Un jour on est là, on vit... Un autre jour, c’est l’absence, le silence ! Comment vous expliquez-vous la mort ? S’il y’en a parmi vous qui arrivent à comprendre, s’il vous plait éclairez-moi !
Il y a tout un mystère qui plane autour d’elle. Moi je me demande surtout où on va après notre mort, ce que l’on devient… Je sais que la religion semble résoudre toutes ces questions. Je dis « semble » car les questions qui m’oppressent sont encore là…
Si on va dans l’au-delà après notre mort, moi je veux savoir pour combien de temps, jusqu’à quand ? On me dira l’éternité. Et l’éternité, elle dure combien de temps ? Ça sera ainsi jusqu’à quand ? Y aurait-il une fin ensuite ? Et ceux qui croient à la réincarnation, comment expliquez-vous que ce puisse être plausible ? Et le jugement dernier alors dans ce cas ? Qui peut me répondre ???
Ce qui me fait peur, ce n’est pas la mort en soit, mais la fin, le vide. Ou dois-je dire : l’inconnu. Mais je ne peux ne pas penser que la mort en quelque sorte, elle est rassurante. Non pas celles des autres. Oh non ! La nôtre. Je veux dire que savoir qu’il y aurait une fin un jour, ça rassure quand-même. Imaginez un instant ce que serait notre vie si nous étions régi par l’immortalité !
Mais la fin, avouez, c’est flippant ! The End. Puis qu’on ne pourra jamais y échapper, faisons au moins une chose pendant qu’on vit encore : évertuons-nous à ce que notre vie ne soit pas vaine, à vivre pour quelque chose de plus grand. Dans ce cas, le jour où on ne sera plus, on aura laissé quelque chose au monde… Et notre empreinte, à tout jamais restera.
Colère mêlée à la peur, j’en ai en travers de la gorge ! C’est frustrant d’attendre. De quoi demain sera fait ? Marre de cette existence presqu’oisive. Indécisions, abandon… Impression de baisser les bras. Déçue, tu ne l’es pas plus que moi. T’as peut être l’impression que je me lâche mais si seulement tu savais combien je suis anxieuse. Bon sang !
S’accrocher à ce qui nous donne le sentiment de ne pas chanceler. Espérer… Attendre. Comprenez donc ! Pourquoi faire une chose juste pour donner aux autres la conviction que tout va bien ? Tant qu’à faire autant bien faire… Autant s’investir dans ce qui nous tient à cœur et le faire passionnément que faire ce qu’il nous incombe mécaniquement juste pour suivre l’ordre des choses. Comme j’aime cette expression « Fais ce que tu dois, advienne que pourra »
Mais bon, il faut quand même que les autres nous laissent une fois dans notre vie faire nos propres choix !
C’est vrai quoi, combien de choix avons-nous fait avec la certitude de n’avoir été influencé que par notre conscience propre ? Très peu, oserions-nous dire très honnêtement… Au final, on en est à se demander qui on est vraiment… Normal, on nous dicte presque notre vie. Qu’est-ce que nous voulons vraiment nous ? On, c’est peut être toi, moi ou même personne ; juste la société, le flux, les tendances… On, c’est tout et rien à la fois. C’est le train-train quotidien….
A beau se démêler, faire ce que nous voulons comme nous le pouvons, il y a bien une partie de la chose que nous ne maîtrisons pas. Et des fois, c’est quand on a le goût de l’échec, que l’on se rend compte qu’en fait, c’était l’avant-goût de la victoire. Peut être le stimulus qu’il nous fallait pour déployer nos ailes… Ou qui sait, un chemin par lequel nous devions passer pour comprendre le sens de notre mission… ??
Ne rien prendre pour acquis, et ne jamais avoir d’idées arrêtées. Pousser au-delà des apparences et puiser jusqu’au fond des choses avant de conclure ou de juger. Trop souvent, les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être à première vue…
Quoi qu’il en soit, continuer fermement à garder espoir. Avant d’avoir fait le voyage, si déjà on sait où l’on veut aller et ce qu’on aimerait y trouver, tout ce qui reste à faire c’est de trouver le chemin par lequel on atteindra notre destination et de tout mettre en œuvre pour y trouver exactement ce qu’on espère tant y découvrir …
- J’ai mal. J’ai si mal. Le genre de douleur dont on ne guérit pas. Pas de remède à ça… Et c’est ta faute. Me regardes pas comme ça, c’est vraiment ta faute.
- Arrêtes, ne parles pas comme ça. Tu sais que tu es fort. Tu vas surmonter.
- Non. C’est trop dur. Dis-moi… dis moi à quoi ça a servi ? Ça fait si mal. J’ai l’impression de vivre le pire cauchemar de la terre. J’ai l’impression de me perdre dans un long tunnel sombre et effroyable. J’ai peur. Je ne comprends plus. Il ne reste rien de bon dans mon cœur. Tu sais j’ai beau chercher, mais il n’y a plus rien de bon. J’ai froid. J’ai mal. Je suis ivre de désespoir. Je suffoque. Je hoquette. Mais ça ne va toujours pas. J’oubli des fois où je suis. Mon cœur… il ploie… il ne supportera pas la douleur très longtemps…
- Ne dis pas ça. Tu sais bien que ça a servi à quelque chose. Souviens-toi. As-tu oublié comment on a été heureux ?
- Pour combien de temps ?
- Le temps que ça a duré ! Tu es fort. Ne flanches pas.
- Comment peux-tu me demander ça alors que je n’ai plus rien ?
- Non, je t’interdis de dire ça ! Tu l’as, elle. Regarde-la ! Elle t’aimera si fort, tu verras.
- Je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est sa faute.
- Tu n’as pas le droit. Tu sais qu’elle n’y est pour rien.
- Mais si ! Et moi aussi d’ailleurs.
- Je ne veux plus t’entendre parler comme ça. Balla, rappelles-toi ! Rappelles-toi donc…
- C’est trop dur !
- Il le faut. Fais le pour moi.
- Je me souviens la première fois que je t’ai vu…
- Parles m’en.
- Tu étais si belle, si souriante. Satou…
- Tu vois que ça te fais du bien.
- Je me rappelle quand tu t’es rapprochée de moi pour me parler. Tu sais, j’ai du faire un effort surhumain pour contenir ma surprise.
- Mais tu n’as pas pu t’empêcher d’être désagréable.
- Satou, je t’avais dis que tu ne devais pas faire ça. Tu vois ce que ça m’a fait ? Tu vois dans quel état tu m’as mis ?
- Faire quoi Balla ? Te rendre amoureux ? Tu avais tort de ne pas y croire !
- Et toi tu as eu tort de m’avoir fait croire que ça durerait toujours. Tu as eu tort car tu vois maintenant… Tu m’as quittée. Je t’aimais si fort. Je n’ai jamais cru qu’un jour j’en arriverai là. Tout était si simple avant. Tout ce qui comptait c’était le boulot. J’évitais d’avoir de vrais sentiments. Je ne m’attachais à personne. Et je m’en portais mieux. Mais toi tu es arrivée, et t’as tout fiché en l’air. Tu m’as rendu fou. J’étais fou de ta candide beauté. Et ce qui me faisait le plus craquer, c’était le fait que tu ne te rendais même pas compte que tu étais magnifique. Tu étais si simple. Si aimante. Si attachante. Satou… Je suis tombée amoureux de ta simplicité, ta spontanéité. Tu me faisais rire. T’es la seule qui a su m’impressionner. Tu as brisé ma carapace Satou.
- Je me rappelle que tu as tout fait pour me décourager au début. Mais j’ai été têtue. J’y ai cru jusqu’au bout… Et puis on a fini par devenir inséparables. Rappelles-toi comme on s’amusait ensemble. On marchait durant des heures. On a vécu une passion absolue. C’était Satou et Balla contre le monde. C’est ces souvenirs là qu’il faut garder.
- Mais j’ai si peur. Tu es partie avec mon cœur. J’ai perdu goût à la vie et je ne veux même pas me relever. Je n’ai plus la force ni le courage. Je ne sais plus à quoi bon vivre. J’ai ce sentiment amer que tout peut partir en l’air d’un jour à l’autre. Le plus dure c’est de se dire que tu es apparue dans ma vie pour me sauver. Tu m’as sauvée de ma torpeur. Tu m’as appris à ouvrir mon cœur, à aimer. Mais tu as eu tort Satou. Ça fait trop mal maintenant. Tu m’avais promis que toi et moi ça durerait toute la vie.
- Je n’ai pas choisi de partir.
- C’est injuste Satou. Pourquoi je ne peux même plus te toucher ?
- La vie est injuste.
- Sans toi c’est si dur.
- Je sais. Mais elle est là, elle. Elle a besoin de toi. Elle a besoin de son papa. Reprends-toi, pour elle. Je t’en prie aimes-la. Ce n’est pas de sa faute si je n’ai pas survécu à l’accouchement. Et tu n’y es pour rien toi non plus. On ne savait pas que ça finirait comme ça. On avait tout pour être heureux. Rappelles-toi Balla. On a été heureux. Tu as fais de moi la femme la plus heureuse au monde en m’épousant. Et j’aurais tellement voulu être là pour pouvoir m’occuper de ma princesse. Je t’en prie. Ça va être dur pour elle sans sa maman. Prends soin d’elle, et dis-lui que maman est là-haut pour veiller sur vous deux. Dis le lui quand elle demandera après moi. Et je veux que tu te relèves. Ta douleur et ta tristesse ne changeront rien. Je ne reviendrai pas pour autant. C’est comme ça c’est tout. Mais au moins je t’ai laissé le plus beau cadeau du monde. Regarde-la. Comme elle est belle. Tu as de la chance de l’avoir. Toi au moins tu pourras la chérir chaque jour et tu ne rateras pas une miette de sa vie. Promets-moi. Promets, Balla, que tu veilleras sur notre fille et que tu l’aimeras de toutes tes forces. Je t’en supplie. Je ne serai tranquille que si je sais que tu ne la tiendras pas pour responsable et que tu lui donneras tout l’amour qu’elle mérite. Promets !
- Satou…
- Je t’en supplie. Elle est si petite. Prends-la dans tes bras.
- Je te promets. Je ferai tout pour toi. Je te promets de l’aimer Satou. Je te promets que tu resteras la seule…
- Non, non Balla ! Tu vas rencontrer un jour une femme qui vous aimera tous les deux comme moi. Tu verras. Ne ferme plus jamais ton cœur. En ma mémoire. Ça ne changera jamais ce qu’on a vécu toi et moi. Rappelles-toi toujours. Mais n’empêche, vis ta vie. Si tu savais combien chaque seconde est précieuse. Vis tes rêves mon amour. Tu ne m’oublieras pas pour autant. Je serai toujours là. Fais-moi plaisir et remets-toi. Tout va aller. Tout va aller mon bébé.
- Elle est si petite… Tu as raison… Satou, je l’appellerai Manon, comme tu voulais.
- Tu disais pourtant que ça faisait trop bizarre, carrément nunuche ?
- Je sais. Mais tu voulais tant. Elle s’appellera Manon, et je ferai d’elle une femme merveilleuse.
- J’en serai comblée. Maintenant je peux être tranquille. Manon et toi, vous ne serez jamais seuls. Au revoir Balla.
- Attends. Satou… es-tu bien là où tu es ?
- Oui mon amour. Je crois bien que c’est le paradis.
- Alors je me sens mieux. Tu me manques tellement, Nafissatou. Je t’aimerai toujours mon ange. Envoles-toi, sois heureuse.
- Moi aussi, bébé, moi aussi. Prends soin de toi. Prends soin de Manon. Prends-en bien soin, c’est notre trésor…
FIN